« 2006-12 | Page d'accueil | 2007-02 »

25.01.2007

Nothings gonna change my world

Un peu au bout du roulot.

Fatiguée, épuisée, esseulée.

Ce sera tout pour ce soir.

A bientôt !

23.01.2007

Ouf !

ça y est ! C'est fait, c'est passé, c'est fini.

 Début très sec, très bien fini.

Avis favorable.

A suivre....

22.01.2007

AArghh !

Une collègue vient de m'appeler en me disant : "C'est pour demain"...

 Je veux mourir !!!

Mais pas longtemps hein, et pas pour de vrai, juste le temps que cette screugneugneu d'inspection soit passée.

Déjà que je me lamentais en me disant que je n'arriverais jamais au bout de ce que j'ai à faire...

Allez, au boulot !

20.01.2007

Youpi !

Youpi ! Grand moment de joie dans ma vie de loose, je vais enfin sortir de chez moi et vivre de grands moments de bonheurs. Et surtout, oh oui surtout, je vais enfin pouvoir faire mon "axel" (;)) et crâner gaiement sur mes prochains concerts. En l'espace d'un mois je vais voir Katerine, Dionysos et Emily Loizeau. Je suis sur un nuage.

Non parce qu'il faut l'avouer depuis des mois ma vie se résume au boulot. Et ... Au boulot. Je n'ai pas grand chose à raconter en dehors de la classe et la triste vie de mon couple qui se désagrège à cause de quoi : mon boulot. (C'est pas moi qui le dis mais je le concède volontiers).

 Et, Youpi (2) ! Je vais avoir de la visite dans ma classe. Enfin, dans une de mes classes. J'ai deux quarts temps et un mi-temps. Quand je parle de "ma" classe, c'est le mi-temps.

Et c'est donc dans ma jolie classe que je vais recevoir la visite de mon inspectrice : coup d'envoi le 22 janvier, fin des hostilités : le 3 février.

Donc durant la quinzaine qui arrive il faut que ça roule. Première inspection de ma carrière (en dehors de celle où on a jugé que je pouvais être prof), et c'est assez flippant. Surtout que cette classe est tout de même assez particulière...

J'avais un peu commencé à vous planter le décor la dernière fois. Déjà prof sur un poste fractionné. Bon.

Ce poste je ne l'ai pas "choisi". Je faisais partie des nombreux profs "sans poste" à la rentrée. Jusqu'au 12 septembre j'attendais dans une école pour qu'on me mette quelque part. 

L'année dernière j'étais sur un poste à temps plein en grande section de maternelle. Ce fut un bonheur intégral. Je me suis vraiment sentie dans mon élément. Les conseillers qui étaient venus me voir me disaient que j'étais faite pour ça etc... Le rêve.

Mais voilà, c'était sur un an, et à la rentrée toujours pas de poste. Vous comprendrez plus ou moins aisément que lorsque le 12 septembre j'ai appris que j'avais 3 classes de cycle 3 (2 CM2 et 1 CM1) je me suis sentie légèrement déconcertée. Oui je ne suis pas complètement candide et je savais que ça pouvait arriver, j'espérais juste être dans des petites classes quitte à être en élémentaire.

En fait, sur le coup j'étais surtout très heureuse d'être dans la ville où j'habite. J'avais la crainte d'être nommée vers Arles ou Port Saint Louis, mais non, ça va, sur la localisation j'ai été vernie.

Ensuite, j'ai un peu paniqué (juste un peu) je n'étais pas franchement préparée à me retrouver face à des "grands", et lorsque j'ai pris la classe et que ma collègue m'avait laissé un mot :"J'ai commencé à traiter les invasions barbares t'as qu'à continuer dessus avec l'arrivée des Huns, les faits importants, les dates significatives... Bon courage !" Oui ben je vais peut être vous paraitre débile mais quand à la mi septembre vous débarquez dans une classe en venant de la maternelle et ben c'est pas forcément évident d'avoir un cours en tête à faire sur Attila et les 40 voleurs (j'm'a trompé ?)

Blague à part le boulot à fournir d'un coup d'un seul à été phénoménal. Et j'ai conservé le rythme, je n'arrête jamais. Ne vous inquiétez pas nos chères têtes blondes n'apprennent pas n'importe quoi. Je suis incollable maintenant sur le programme, les contenus, je peux jouer au trivial sans rougir et les batailles de Napoléon je vous les fais à la Decaux.

No problemo. Juste que c'est tout de même plus gérable de se préparer à tout ça quand on a la chance d'avoir un poste en juin mais bon. Passons.

Donc voici ma classe, mon mi-temps atypique, mon CM1. Dès que je suis arrivée dans l'école le directeur, adorable (comme toute l'équipe de cette école, comme quoi je n'ai pas que des misères), m'apprend rapidement que l'une de mes élèves a des problèmes comportementaux (et ça s'arrête là, la suite je l'apprendrais par moi même,  j'aurais souvent l'occasion de revenir sur le cas de la petite J, phénoménal phénomène) et que j'accueille des élèves de la classe spécialisée pour les déficients auditifs. En clair j'ai concrètement la moitié du temps dans ma classe 5 enfants sourds.

Dernièrement lorsque j'ai dit ça à une collègue elle m'a répondu : "Ah mais c'est bien ça ! Tu connais le langage des signes !" Et moi qui lui répond, et qui vous répond donc (si éventuellement vous vous posez la même question): "Non, pas du tout".

Le jeudi 14 septembre je prends un des CM2 le matin et mon CM1 l'aprèm. L'épreuve du feu est passée. Le vendredi je vais dans mon second CM2 le matin et l'après midi de nouveau dans mon CM1. Ce fut ce vendredi là que j'ai eu mes élèves sourds pour la première fois. Je ne savais pas combien ils étaient, je ne connaissais pas leurs prénoms, je n'ai connu leur nom de famille et leur date de naissance que bien plus tard, et ce n'est qu'à la seconde séance (et demie) de géométrie que j'ai compris toute seule comme une grande que, si l'un d'entre eux malgré sa bonne tête ne faisait pas les figures géométriques que je lui indiquais, c'était parce qu'il est handicapé d'un bras.

Tout ceci c'est la faute à personne. Avant que j'arrive dans l'école l'enseignante spécialisée avait déjà fait passer tous ses renseignements à la personne qui me remplaçait (vu que je n'étais pas nommée, vous suivez ?) et le passage d'une enseignante à l'autre à été rapide donc les infos... Et je n'ai eu aucun temps pour me préparer à ça, et je ne savais pas ce qu'était un enfant sourd... Je pensais bêtement que c'était un enfant qui n'entendait rien. Je suis vraiment trop naive ? Ne vous inquiétez pas. A présent ce point là aussi se règle autant qu'il peut se régler. Et je reviendrais, si ça vous intéresse, sur l'enseignement dans une classe qui accueille 5 sourds et une enfant avec des problèmes comportementaux.

Dans un de mes CM2 j'ai aussi T., un adorable petit garçon aveugle. Pour lui j'ai une avs (auxiliaire de vie scolaire) à plein temps, une perle formidable donc de ce côté là ça va.

Le seul problème au départ, quand vous arrivez dans une classe qui accueille un enfant aveugle, c'est qu'il faut prévoir les activités au moins 10 jours à l'avance pour lui faire traduire en braille. Alors oui, les profs font des progressions et savent comment vont se dérouler leurs apprentissages (si si), mais il est vrai que les exercices que l'ont va faire dans la semaine on les adapte en fonction de la compréhension des gamins, avec un aveugle on ne peut pas sortir le travail de derrière les fagots style "super vous avez bien compris ça alors je peux tester ça avec vous!", non ça non.

Donc quand je suis arrivée mi-septembre de ma maternelle et qu'on m'a demandé mes progressions, mes exercices pour la semaine à venir et celle d'après parce qu'attention ça urge, pour une classe de CM2... J'étais comment dire ...déconcertée.

Et quand l'après-midi je suis arrivée et que j'ai vu défiler dans ma classe des enfants qui ne m'entendaient pas mais qui par contre étaient très agressifs au moindre bruit... J'étais comment dirais-je... Déconcertée ?

16.01.2007

The poste

Souvent on peut penser que la vie de l'enseignant du primaire peut être monotone. Sa pitite classe à lui avec ses pitits élèves. Alors oui, on conçoit que les élèves ça peut être fatigant parfois, que les mener au mieux de leurs capacités dans différents domaines d'enseignement n'est pas une chose aisée, mais bon quand même, ça reste un joli métier.

Beaucoup de situations d'enseignants diffèrent de ce profil. La classe et les élèves. Je n'ai pas assez de recul ni d'ancienneté pour vous en décrire beaucoup (rappelons-le je suis une jeune enseignante) donc c'est mon cas personnel à moi-même que je vais vous décrire.

J'ai ce qu'on appelle un poste fractionné.

Ce qui veut dire que mon temps de travail est plein mais réparti sur différentes écoles. Trois écoles. Le lundi matin dans une, l'après-midi dans une autre, le mardi dans la troisième... Mercredi on remet tout en ordre et on prévoit ce qu'on va faire de nos 75 mômes, et rebelotte pour le reste de la semaine où je ne passe pas plus d'une demi journée dans chaque classe et école.

Etre affectée sur différentes écoles permet certes de ne pas avoir l'entière responsabilités d'une classe, ok. Par contre vous êtes considérée comme devant être au courant de tout alors qu'au fond, vous ne savez pas grand chose de la vie des équipes, des projets, des réunions. Une vie de courant d'air. Je ne retiens les prénoms de mes collègues que depuis peu, j'avais d'abord décidé de retenir ceux des élèves.

75 prénoms. 75 identités, niveaux, envies, receptivité, difficulté, personnes. Dans 3 quartiers différents (oh combien !) de la superbe ville d'Aix en Provence. Alors là je connais les réactions, ce sont les mêmes depuis le début de l'année "Ah mais Aix c'est trooop jôli, franchement tu dois t'éclater", et en un sens c'est pas faux, je suis éclatée.

Au cours de ma formation j'ai eu l'occasion de faire un stage à l'étranger et j'avais choisi d'aller un mois au Mali. L'envie de voir, d'essayer, de vivre mon métier dans une classe de brousse avec 65 gamins. Expérience merveilleuse dont je suis sortie grandie. A chaque fois que je dis que j'ai eu 65 élèves dans la brousse ça impressionne vachement plus que 75 élèves à Aix en Provence... Comme quoi... Et pourtant....

(A suivre)

15.01.2007

Je commence.

4largo a raison, il va bien falloir que je mette autre chose par ici pour ne pas rester bloquée sur la bonne année.

La saviez-vous ? Cet espace est visité, j'ai consulté mes stats et je l'ai constaté, des personnes que je ne connaissais pas l'ont même mis en lien. Je trouve ça hautement sympathique, et je vais de ce pas me pencher sur leurs écrits.

Il n'y a plus grand chose par ici et pourtant des personnes viennent, des gens même que j'apprécie. Un jour j'avais laissé un message à une bloggeuse sur l'un de ses blogs, celle-ci me répondit par mail qu'elle avait du effacer mon message car cela pouvait permettre à des connaissances à elle de remonter la piste vers le blog "secret" en gros. Si celle-ci se reconnait je l'embrasse au passage.

Tout ça pour dire que si je n'écris pas par ici ce n'est pas parce que je crains que des personnes que je connais puissent découvrir des choses que je veux garder cachées. C'est d'ailleurs tout le contraire. Ce que j'avais de plus "intime" à livrer se trouve dans toute sa nudité dans les textes que j'ai mis en ligne. Je n'écris plus de texte et donc je me sens toute vide. Je n'ai plus rien à mettre ici. Ce qui me retenait à écrire des choses de moi, de ma vie, c'est justement de ne pas embêter les gens que je connais.

Je parle beaucoup de "moi" autour de moi, et j'avais quelques scrupules à faire lire encore ma vie aux gens qui la connaissent. Et puis au fond, en voyant que des inconnus passent aussi je me dis que peut être ça pourrait les intéresser, et puis si ceux qui savent déjà tout cela se sentent saoulés, au fond ils peuvent toujours passer leur chemin ou me laisser un petit mot "arrête de radoter".

Alors même si je sais que personne ne m'y pousse ni ne me l'a demandé je vais essayer quand même de vous raconter ce qui me bouffe le plus la vie, ce qui me gobe vivante comme je le disais ailleurs : mon boulot.

Je suis une jeune enseignante du primaire. Je suis entrée dans cette profession avec de grandes idées, de belles valeurs, des projets fous. Je viens du milieu théâtral, j'ai joué, j'ai bossé et puis je me suis retrouvée là, dans l'enseignement. Pas du tout par hasard mais bon. (Une bise à Axel au passage, c'est con mais ça fait du bien).

Cette année est pour moi très difficile car je ne prends (presque) aucun plaisir à faire ce que je fais. Mes conditions de travail ne cessent de me tourmenter et me donnent l'impression de tourner en rond.

Je reviendrais vous expliquer dans le détail l'organisation de cette fameuse année mais avant toute chose si je me décide à raconter cela c'est parce que je me dis que peut être ça en intéressera certains. Pour d'autres peut être que ça donnera une autre vision de l'enseignement (même si ce n'est pas mon objectif).

Je tiens à préciser aussi que si je peux donner l'impression d'en arriver à m'en plaindre (de ce métier cette année je précise), je suis en même temps pleinement consciente que ma situation est loin d'être la plus terrible (je rassure les personnes qui n'ont jamais de vacances, celles qui n'ont même pas d'emploi ou bien encore les profs à 32 élèves par classe et qui n'ont toujours aucun budget pour acheter le mobilier suffisant). Je sais que j'exerce l'un des plus beaux métiers du monde comme disent certains et même si ma situation me pèse, je sais que nous sommes beaucoup dans ce cas. C'était une précision au cas où.

Je viens juste vous parler de moi.

A bientôt.

02.01.2007

Bonne année !

A tous à toutes et sans modération. Pour moi cette année 2007 va être une grande année j'en suis sûre et je ne peux que vous en souhaiter autant.

Une bise toute particulière et chaleureuse à Annie qui vient de me laisser un message qui m'a fait chaud au coeur ! Et bien sûr à 4largo qui est toujours là et que ça fait du bien ;)

Et je sais que d'autres personnes passent et ben alors ... Une pitite bise pour elles aussi en cette belle nouvelle année ! (le chiffre 7 est le mien, si si, quand je vous dis que ça va être mon année !)

A très bientôt, ou pas ...

Prenez soin de vous.

Miss EME.

Toutes les notes