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08.07.2006

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La tête dans les mains je ne fais que pleurer.

 

Assis par terre comme un con, je me mets à penser

 

Mon dos voûté au mur, mon esprit qui divague

 

Je ne dois plus, je ne peux plus, il faut oublier…

 

 

Quelques mots griffonnés sur un papier froissé. Leur phrase, leur délire de merde : « Jamais à toi, jamais sans toi ».

 

 

Je suis retombé dessus par hasard et j’ai sombré de ma hauteur. Je perds pied, je m’étouffe, je sanglote et j’ai peur. J’ai peur de l’effet que ça me fait. J’ai peur de moi dans ces moments là. La douleur s’installe au plus profond de mon être et jaillit de mes yeux par saccades. Il faut que je me calme que je reprenne mes esprits. Je m’en veux de souffrir, je lui en veux de ne rien me dire, je t’en veux d’être partie.

 

 

Dis moi la belle, pourquoi comme ça… Dis moi la fée... Il fallait pas.

 

 

Je me calme. Reprends mon souffle. Je lève la tête. Une clope. Mal à la nuque de tant de nerfs. Les yeux rougis, regard en l’air. Moi ça va aller. Je vais continuer, je vais avancer. Moi c’est rien.

 

 

Je vais avancer. Je vais avancer.

 

Peut être qu’un jour je ferais un truc pour toi qui sait, une chanson, un morceau, un poème… Ou bien rien. Mais je penserai à toi.

 

Donner ton nom à la fille que j’aurai peut être ? Elisa, ça sonne pas mal mais je ne pense pas, non.

 

Je ne pense pas qu’Evie apprécierait des masses, je dois la laisser en dehors de ça.

 

 

Une chanson alors, ou une musique, un peu triste, un peu gaie. Le truc qui ne tient pas debout. La mélodie qui va pas droit, les harmonies qu’on ne sait pas où elles nous mènent, des changements de tonalité à rien y comprendre à ne plus rien y entendre. Le genre de musique qui ne saurait pas se faire aimer d’emblée, qu’on prendrait pour un truc à chier, pas profond, pondu à la va vite. Et puis ça ne vous sortirait pas de la tête. Une obsession, des frissons dans le corps et du bonheur à se perdre, une envie de sourire comme quand j’entends ton rire en moi, une envie de bouger comme tu le faisais parfois, une envolée, un bond en avant mais porté par les nuages.

 

Elle aurait ton parfum, elle aurait ton chagrin, elle aurait tes audaces.

 

Elle aurait ta folie, ta putain de folie du pire et du meilleur.

 

Elle aurait ta haine et tes instants de douceur.

 

Elle aurait ta verve et tes moments de douleur.

 

Elle t’aurait toi dans toute ta vérité, dans toute ton horreur, elle oserait nous foutre en l’air en nous quittant, elle oserait se foutre en l’air pour un amant, elle oserait disparaître pour une promesse qui ne veut rien dire.

 

 

« Jamais à toi, jamais sans toi »

 

 

 

Non finalement je n’écrirai rien sur toi.

 

Commentaires

Au risque de me répeter, je trouve cette nouvelle tragiquement belle !

Ecrit par : Misteriosa | 08.07.2006

Merci mille fois misteriosa ! ça me touche vraiment. D'autant plus que comme je te l'avais dit c'était le dernier "épisode".
Elisa c'est fini.

Bientôt une autre si tu/vous voulez bien...

Ecrit par : Miss | 08.07.2006

Un peu qu'on veut bien !!! :)

Ecrit par : Misteriosa | 10.07.2006

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